Régis FARRE

Délégué AMF – canton de Boulogne sur Gesse.

 

Pensez-vous que la charge du Maire s’alourdisse, se complique ?

Elu depuis mars 2008, je reste un nouvel élu et par conséquent, j’ai peu de recul sur le rôle et le travail du maire. Cependant, en discutant avec d’autres Maires et avec ma faible expérience il me semble qu’effectivement la tâche s’alourdisse et se complique depuis quelques temps.

Les communes sont en première ligne sur de nombreux sujets : sécurité, urbanisme, assainissement, état civil, marchés publics, environnement… De nouvelles compétences ont été ajoutées au rôle du Maire, tout cela résultant du désengagement de l’état. En effet, les communes et les Maires doivent prendre le relais.

Le Maire a une fonction d’agent de l’état : organisateur des élections, légalisateurs des signatures, officier d’état civil et de police judiciaire et est le relais auprès des pouvoirs publics.

Il a également une fonction d’agent de la commune : exécution des décisions du conseil municipal, passation des marchés publics, gestion du budget et du patrimoine et  pouvoir de police administrative.

Le Maire peut aussi avoir un rôle à jouer dans le fonctionnement d’une intercommunalité et se travail ce superpose alors à celui de maire.

Dans les petites communes, le Maire reste un interlocuteur privilégié et doit être très disponible. Il est très rapidement jugé sur son travail rapidité et sa réactivité aux diverses sollicitations.

Elu local doit-il être une vocation ou un métier ?

Pour moi il s’agit d’un ensemble.

Les conseillers municipaux d’aujourd’hui s’investissent-ils davantage ?

Le rôle des conseillers municipaux est de participer aux décisions et aux délibérations d’un conseil municipal en engageant des débats (même contradictoires) sur divers sujets.

Ils sont les acteurs décisionnaires de la commune, ils peuvent  représenter la commune auprès de divers organismes : associations, services publics, autres collectivités…

Etre élu municipal, c’est savoir donner de son temps au service de la collectivité. A la question posée ci-dessus, je répondrais que les conseillers qui veulent s’intéresser et s’investir dans  la vie communale, le font. Les autres restent passifs. Mais il existe des moyens simples pour impliquer les conseillers en les responsabilisant au sein de commissions et en leur attribuant un rôle clé.

Le rôle de Maire est primordial pour stimuler l’investissement des conseillers. En effet cela doit se manifester en rendant compte de son travail et en les impliquant dans toutes les décisions.

Quelle ampleur souhaitez-vous donner aux transfert de compétences vers les intercommunalité ?

Avec la création des communautés de communes qui engendre des modifications sur la gestion publique locale, il est important de s’interroger sur l’intérêt que pourrait avoir ou non l’intercommunalité à se substituer à la commune et à programmer la disparition de celle-ci.

A mon sens il est très important que l’intercommunalité et les communes s’allient pour mener à bien des actions collectives naturelles et dynamiques pour le territoire.

Les compétences choisies dans l’intercommunalité doivent correspondre aux besoins du territoire et à la densité de population (entre 5000 et 50000 habitants, la moyenne nationale est de 7 compétences) .

Le partage des responsabilités et la division du travail doit s’accroître entre les communes et l’intercommunalité afin d’épargner l’alourdissement de la fiscalité des ménages.

Quelles satisfactions tirez-vous de votre mandat de Maire ?

La multiplicité des tâches et des sujets à traiter, le lien social, les responsabilités et la reconnaissance du rôle du Maire par mes concitoyens sont autant de satisfactions qui font que à ce jour je n’ai jamais regretté de m’être engagé pour ma commune.

FARRE Régis

 

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